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1er Dimanche de l'Avent

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Frères et sœurs, Bonne Année

C’est en effet le premier jour de notre année, l’année liturgique B. Cette année est surtout bonne parce que nous la commencerons par un grand événement : l’accueil du Fils de Dieu qui est Dieu lui-même. Cette année sera bonne parce que, accompagnés de l’évangéliste saint Marc, nous ne la traverserons pas tout seuls : nous serons avec Lui, Celui qui vient être avec nous, nous serons bien encadrés, bien protégés, quelqu’un veillera sur nous.

Et comme dans toutes choses, les débuts sont importants. Il s’agit donc de bien entrer dans cette année. Et le temps de l’Avent dans lequel nous entrons aujourd’hui est donc ce temps qui nous permet de ne pas rater nos débuts. Il s’agit de bien attendre pour bien accueillir.

On peut attendre de différentes façons. On peut dormir, cela permet de ne pas voir passer le temps ; on peut chercher à tuer le temps dans les distractions ; mais on peut aussi choisir d’attendre comme une femme attend son bébé, en faisant très attention, en changeant son rythme de vie, de travail, bref on peut choisir de veiller.

Veiller, c’est le mot essentiel de l’évangile de ce premier dimanche de l’Avent. Ce mot revient quatre fois dans le texte qui nous est proposé.

Nous devons veiller pour ne pas nous réveiller dans la précipitation et confondre Jésus avec quelqu’un d’autre, pour voir plus clair et ne pas se tromper de chemin. Nous devons veiller pour que ne se reproduise plus aujourd’hui le drame de la nuit de Bethleem, cette nuit où  « elle (la Vierge Marie) mit au monde son fils premier-né, elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » (Lc 2, 7), nous devons veiller pour ne plus jamais entendre cette accusation : « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas accueilli. » (Jn 1, 11) ; veiller pour ne pas rater notre Sauveur, pour ne pas rater notre vie. Frères et sœurs, la vie, celle d’ici et celle de l’au-delà, est sans pitié pour ceux qui dorment, pour ceux qui ne veillent pas, pour ceux qui se laissent aller dans la paresse, l’ivrognerie, la débauche, les soucis du monde…

Frères et sœurs, y aura-t’il une place pour lui dans notre cœur, dans notre famille, dans nos services, dans nos administrations, dans notre pays, dans notre Eglise ?

Dans l’évangile, Jésus nous conseille particulièrement quatre veilles, quatre moments où nous ne devons surtout pas être endormis : « Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra : le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. ». La première veille, c’est le soir (entre 18h et 21) ; la deuxième veille c’est au milieu de la nuit (entre 21h et 24h) ; la troisième veille, le chant du coq dans l’évangile (entre 24h et 03h) ; la quatrième veille, le matin (entre 03h et 06h). Ces indications désignent les quatre veilles de la nuit suivant la division romaine. Ce sont des moments délicats où on peut facilement tomber et donc les moments où l’on devrait faire plus attention.

Ce n’est pas par hasard que Jésus cite ces quatre moments. C’est tout simplement qu’ils se réfèrent à des moments bien précis de sa Passion, des moments où des gens étaient censés veiller, mais où ils n’ont pas veillé.

C’est le soir où Judas a eu la faiblesse de le livrer, de le trahir. Le soir représente dans notre vie des moments où la trahison est possible, où l’hypocrisie est facile, où l’argent est tentant au point de livrer des personnes, notre âme. Judas, n’avait pas veillé, et il a trahi. Ce soir aussi, les autres dormaient et c’est dans la précipitation qu’ils se sont levé, ils ont été pris de court. Frères et sœurs, que de choses nous faisons mal parce que dans la précipitation, parce que mal préparées, nous avons parfois du mal à nous défendre parce que nous ne nous sommes pas préparés. Le soir, nous devons veiller. Evitons le drame de Gethsémani : le drame de la trahison de l’un et de l’improvisation des autres. Nous avons, nous aussi, nos Gethsémani.

C’est à minuit, nous dit-on, que Jésus va se retrouver tout seul devant devant Caïphe, le grand-prêtre qui était censé veiller, lui aussi. Mais il ne veillait pas et il s’est trompé de personne, il n’a pas pu reconnaître qu’il avait en face de lui, son Dieu. Il n’a pas fait attention et il a condamné un innocent. Ce fut le drame de minuit.

C’est au chant du coq que Pierre va renier Jésus. Lui qui s’était vu confier de grosses responsabilités, n’hésitera pas, au chant du coq, à déclarer publiquement : « Je ne le connais pas. » Le chant du coq, c’est le moment de la peur, de la lâcheté, où on est incapable d’assumer ses responsabilités. Comme Pierre, nous avons, nous aussi vécu cette heure, l’heure du chant du coq, une heure où on va trahir si on ne veille pas.

Et puis il y a le matin. C’est le matin qu’il sera livré à Pilate. A tous ces instants, les disciples n’étaient pas prêts c’est pourquoi ils ont été balayés

Frères et sœurs, ces heures représentent tous les moments de notre vie. Nous pouvons choisir alors de dormir et donc de trahir, d’abandonner, de renier, ou alors de veiller, d’être vigilants et donc d’être fidèles comme la Vierge Marie. Les moments les plus délicats, les plus difficiles, les plus amers de notre vie sont symbolisés par ces quatre moments que nous donne Jésus : l’échec, la maladie, le chômage, la pauvreté, la stérilité, doivent être pour nous des moments de veille, les moments de grandes veilles parce que ce sont des moments de grandes tentations, de grands dangers, des moments où on risque de s’endormir dans le pessimisme, le découragement, le laisser-aller.

Veillons pour ne pas trahir, pour ne pas renier, pour ne pas fuir nos responsabilités, pour ne pas être pris au dépourvu, veillons pour être prêts.

Dans la parabole, un seul, le portier, veille sur tous les autres. Veiller, c’est donc aussi veiller sur les autres, sur ceux qui dorment, qui ont besoin qu’on veille sur eux : sa famille, ses enfants, son époux, son épouse, son travail, ses études, veiller c’est rassurer, sécuriser, redonner de la confiance à ceux qui en manquent par un conseil, une aide. Veiller c’est ne pas se coucher tant que celui qu’on attend n’est pas rentré ; c’est par exemple ne pas quitter son boulot avant l’heure, c’est ne pas se coucher tant que les enfants ne sont pas rentrés, c’est être celui qui ouvre parce qu’il est toujours le premier au travail, et celui qui ferme parce qu’il est toujours le dernier à quitter le travail.

Enfin, frères et sœurs, veiller ne signifie pas seulement ne pas dormir. Il s’agit surtout de faire le bien. Parce que les voleurs veillent plus que tout le monde, mais ils ne font pas le bien. Dans la deuxième lecture, saint Paul nous dit que veiller c’est être irréprochable partout et en toute chose comme s’il devait venir à l’instant même. « Le chrétien ignore et ignorera toujours le jour du jugement, et c’est pourquoi il est fidèle chaque jour. » (Tertullien).

« Il a laissé incertaine l’heure de notre mort pour que chacun de nous s’y préparât sans cesse. » (Grégoire le Grand)

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