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Sainte Famille

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Frères et sœurs, nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille. C’est l’occasion pour nous de confier chacune de nos familles au Seigneur, en cette fin d’année 2013 qui marque aussi de début de l’année 2014.

En effet, beaucoup de menaces pèsent aujourd’hui sur la famille.  Il y a des menaces qui se trouvent dans la famille elle-même, des menaces interne ; mais il y a aussi des menaces externes, celles qui viennent de l’extérieur et veulent détruire la famille.

Parmi les menaces internes, il y a le nombre élevé des divorces, des familles monoparentales, des enfants qui n’habitent pas avec leurs parents, les conflits quotidiens entre les époux, entre les parents et les enfants, l’esprit d’individualisme et d’égoïsme qu’on retrouve de plus en plus dans nous familles. Autant de choses qui détruisent la famille de l’intérieur et qui lui donnent une mauvaise image à l’extérieur.

Parmi les menaces extérieures à la famille, il y a aujourd’hui le refus de considérer la famille comme étant l’union entre un homme et une femme ; la volonté de donner les mêmes droits à ceux qui ne sont pas mariés ; mais il y a aussi la pauvreté, le chômage, les conditions de vie de plus en plus difficiles qui fragilisent l’équilibre de la plupart de nos familles.

De l’intérieur comme de l’extérieur, la famille est menacée. C’est en voyant toutes ces menaces qui pèsent sur l’existence même de la famille, tous ces faux modèles de familles qui nous sont brandis aujourd’hui, que l’Eglise a décidé d’instaurer cette fête qui lui permet de nous proposer un modèle de famille selon le cœur de Dieu et non pas selon le cœur égoïste de l’homme. Et ce modèle, c’est la Sainte Famille.

L’évangile choisi pour cette fête nous parle de la fuite en Egypte. Mais en Egypte, on ne parle pas de fuite, mais plutôt d’entrée en Egypte de la Sainte Famille. Car pour les égyptiens, cet événement marque vraiment l’arrivée de la lumière du Christ dans ce pays. Et selon la tradition de l’Eglise copte (les chrétiens d’Egypte), l’enfant Jésus et ses parents passèrent quatre années dans ce pays avant de pouvoir retourner en Galilée.

La vie de Jésus dans cette famille commence donc par un exil en Egypte, un peu comme s’il faisait le même chemin que celui du peuple Hébreux qui avait dû se réfugier en Egypte pour fuir non pas Hérode, mais la famine.

L’Egypte qui accueille cette famille en fuite nous dit quelque chose du comportement d’une famille selon le cœur de Dieu. Accueillir ceux qui sont en difficulté. Nos familles peuvent être pour des personnes en difficulté, comme cette Egypte qui accueille la Joseph, Marie et l’enfant Jésus. Et généralement, nos familles camerounaises ressemblent un peu à l’Egypte. Elles regroupent des cousins, des fils d’un tel ou d’un tel à la recherche d’une bonne école, elles hébergent généralement telle ou telle personne de passage pour se soigner ou pour des formalités.  Beaucoup de personnes trouvent généralement dans nos maisons des lieux d’accueil quand elles sont dans le besoin.  Et il est important que nous conservions dans nos maisons, cette tradition d’accueil et d’aide. Celui qui accueille le pauvre comme l’Egypte accueille dans sa maison, non seulement Saint Joseph, non seulement la Vierge Marie, mais aussi et surtout l’enfant Jésus qu’ils portent.

Ainsi, toutes les terres sont saintes, et toutes les familles sont saintes dès lors que le Seigneur y est accueilli. Et chacun en effet est une terre où Dieu peut trouver sa place, un refuge ou bien un lieu où il est rejeté. Chacun de nous et chacune de nos familles peuvent être à la fois Israël et l’Egypte. Nous sommes Israël quand nous rejetons le Seigneur, quand nous le chassons, quand nous menaçons de l’éliminer. Chacun de nous est pour Dieu une promesse possible comme une désolation possible. En nous, Dieu peut être aimé ou rejeté, il peut être protégé ou persécuté. Notre cœur comme notre famille peuvent être une terre sainte ou au contraire, une terre de malheur.

Quelle famille sommes-nous ? Israël qui rejette Dieu ou bien l’Egypte qui l’accueille ? La famille sainte est celle qui accueille le Seigneur et qui est sanctifiée par la présence du Seigneur dans ses murs.

Nous voyons donc que dès les premiers jours de sa vie, Jésus a été menacé et ce fut la responsabilité de ses parents de le protéger. Cette famille en difficulté, luttant pour ne pas mourir ressemble à beaucoup de nos familles aujourd’hui.  Elles sont nombreuses, toutes ces familles disloquées à causes des guerres. Pensons aux familles en Centrafrique et de tous les pays en guerre ! Les parents sont alors obligés, pour  fuir la mort, pour protéger leurs enfants, de fuir de se déplacer sans arrêt : la fuite du chômage, de la sorcellerie. Nous sommes presque tous issus de familles en déplacement pour chercher le meilleur. Qui est chez lui ici ? Nous sommes presque tous en Egypte.  Et beaucoup d’enfants naissent loin de chez eux, en Egypte, beaucoup d’enfants, comme l’enfant Jésus, font leurs premiers pas et ont probablement appris à parler dans un pays étranger, où l’on ne parle pas leur langue maternelle. Il y a quelque chose de la Sainte Famille en chacune de nos familles.

Mais malgré cette précarité, ces conditions de vie assez difficiles, cette famille reste un modèle pour toutes les familles humaines. En quoi est-elle un modèle ?

Elle est un modèle parce que les difficultés qu’elles rencontrent et les menaces qui la guettent n’ont pas porté atteinte à l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres, elles l’ont plutôt renforcé. Généralement, dans nos familles, les difficultés tuent l’amour, la patience, le pardon et la tranquillité.

On pense souvent qu’une bonne famille, la famille idéale, c’est celle qui est à l’abri des dangers et des menaces de la faim, de la pauvreté, et on va donc s’employer à rechercher la richesse et l’assurance matérielle. Mais la Sainte Famille nous dit que la vraie famille, la famille idéale est celle qui est à l’abri de la haine, de l’égoïsme, de l’individualisme, de la violence, de la désobéissance.

Pour Ben Sirac le Sage, la famille que Dieu aime c’est celle dans laquelle les enfants ne méprisent pas leurs parents,  dans laquelle les enfants respectent leurs parents. Une famille, c’est aussi le comportement des enfants. « Même si ton père commence à perdre la tête (à cause de l’âge, de la maladie, de l’alcool), respecte-le ». La sainte famille est celle dans laquelle pour les enfants, les parents sont sacrés. Les parents qui sont ici peuvent-ils affirmer  qu’ils ont le sentiment qu’ils sont sacrés pour leurs enfants ? Quand on voit avec quel mépris, quelle légèreté les enfants traitent ceux qui leur ont donné la vie, il y lieu de s’inquiéter pour nos familles. Quand on voit comment après une vie de sacrifice pour leurs enfants, beaucoup de parents sont abandonnés à eux-mêmes dans leur vieillesse, on se demande comment une famille qui ne respecte pas ceux qui lui ont donné la vie peut être sainte.

Les familles aiment bien demander pour leurs enfants l’intelligence, la réussite scolaire et professionnelle, mais il convient de demander d’abord pour nos enfants l’obéissance, le respect des aînés. C’est cela qui leur garantit un avenir sûr. «La miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché  » Nos familles ne sont-elles pas bloquées parce que nous portons dans nos vies et dans nos consciences le poids de notre ingratitude, des traitements inhumains envers ceux-là qui ont tout fait pour que nous soyons des hommes ; et nous on les traite moins que des hommes ? Que vaut l’intelligence d’un enfant qui manque de respect à ses parents et qui ne pense à personne dans la famille ? Et pourtant, dans beaucoup de nos familles, le fait que l’enfant ne vienne pas à la messe est moins grave que si cet enfant maquait l’école. L’intelligence devient alors plus importante que la foi et que le sens des valeurs familiales.

Dans la deuxième lecture, saint Paul nous donne une autre clé pour une bonne famille. C’est la capacité de se supporter. Se supporter dans tous les sens. D’abord se supporter dans le sens qu’on accepte les différences, faire preuve d’humilité, de douceur et de patience. Le problème aujourd’hui dans nous familles est que le gens de ne se supportent plus. Tous ces divorces trahissent notre incapacité à nous supporter les uns les autres ; ces enfants qui quittent le domicile familial supporter aussi dans se sens qu’on s’encourage comme des supporter pour que nous puissions grandir l’un par l’autre, que chacun peut toujours compter sur le soutien de l’autre. Mais très souvent nous brillons par notre indifférence par rapport à ceux que les autres vivent et font. Comment avec cela espérer le bonheur pour nos familles ?

Je finirai par ce conseil que nous donne une famille. Voici que ce nous dit la mère de famille. « Le secret de ma famille, c’est la gamme NDOLO, qui veut dire l’amour. En tant que maman, j’ai choisi le savon DIALOGUE qui lave en profondeur les impuretés telles que les malentendus, les médisances, les calomnies, la jalousie qui entrainent la rancune. » Et le père de famille d’ajouter : « Oui, nous utilisons aussi le déodorant du PARDON qui nous éloigne des mauvaises odeurs comme la rancune, la jalousie, les ressentiments. » Et le fils aîné continue : « Depuis tout petit, nos parents nous ont habitué avec le lait de toilette RESPECT avec sa douceur D’HUMILITE qui nous apporte l’OBEISSANCE et la PATIENCE ». Et le petit frère finit le tableau : « Grâce au parfum de l’OBEISSANCE, j’ai cultivé le RESPECT des mes aînés, de mes parents, et même de mes cadets. Par exemple, samedi j’ai fait la vaisselle et aussi la lessive de toute la famille, ceci pour mettre toujours la joie de vivre dans ma famille.»

Alors vous aussi, faites comme nous, utilisez la gamme NDOLO pour mettre la joie dans votre famille.

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